Alchimie de brocante

Les éditions du Noroît vous invitent à participer au lancement du livre de Charles Simic, Alchimie de brocante, L'art de Joseph Cornell, traduit et postfacé par Daniel Canty.
Le lancement aura lieu à la librairie le mercredi 8 décembre à partir de 18h, et Evelyne de La Chenelière lira des extraits du texte.










L’artiste américain Joseph Cornell (1903-1972) ne savait ni dessiner, ni sculpter. Rêveur appliqué et solitaire, il écumait les brocantes et les antiquaires de Manhattan en quête de trouvailles à ramener au sous-sol de sa maison d’enfance, à Utopia Parkway, où il vivait avec son frère invalide, Robert. Il y remplissait ses « boîtes d’ombre » d’objets trouvés, fabriquait des courts métrages à partir de chutes de films de l’âge d’or d’Hollywood et réalisait des collages hantés par l’image de femmes inconnues.


Charles Simic, qui a arpenté les mêmes rues que Cornell, nous donne ici un livre de marcheur, Baedeker éclaté de cette ville réelle irréelle où Cornell a passé sa vie, à la frontière d’Onirie et d’Amérique. Les immigrants d’une Europe de conte, les spectres de Taglioni, d’Houdini et de Bartleby, de Poe, Melville ou Dickinson, se mêlent aux figurants d’un théâtre de papier. Alchimie de brocante, mélange de prose, de poésie et de fragments des journaux de Cornell, porte à conclure que la découverte du Nouveau Monde continue depuis toujours.




Charles Simic, né à Belgrade en 1938, a immigré aux États-Unis en 1954. Il a publié, depuis 1967, de nombreux livres de poésie et de prose, récompensés par les prix les plus prestigieux. Il vit au New Hampshire et à New York. Daniel Canty, son traducteur, est écrivain et réalisateur. Il vit à Montréal et a vécu à New York.















Intermédialités




Le jeudi 2 décembre, à partir de 18h30, la revue Intermédialités présentera ses plus récentes publications à la librairie.

Intermédialités : histoire et théorie des arts, des lettres et des techniques publie depuis 2003, en français et en anglais, des articles regroupés autour d’un même verbe à l’infinitif. Elle se propose de réfléchir aux relations qui régissent les techniques et les institutions, les productions intellectuelles et les supports médiatiques, sans se limiter à l’étude des médias contemporains ni se cantonner dans une école particulière. Entendant mettre en valeur des pratiques artistiques « intermédiales » actuelles, la revue reçoit la collaboration d’un artiste pour chacun de ses numéros.


Dernières parutions :


 











Mettre en scène (n°12) prend comme point focal la mise en scène : parce que l’apparition de cette dernière est contemporaine de la révolution électrique — qui a donné naissance à de multiples médias perçus comme des concurrents du théâtre — et parce que c’est la mise en scène qui subit au premier chef les pressions intermédiatiques et celles des nouvelles technologies.


 











Programmer (n°13) s’effectue aujourd’hui dans un rapport à la matière profondément modifié, dont témoignent l’art actuel ainsi que, plus généralement, l’idée que nous nous faisons de notre identité, de notre « artefactualité » même et, avec elles, de notre propre prédictibilité.



 










Bâtir (n°14) offre une variété d’approches consacrées aux relations entre architecture, ville et médias. Celles-ci ouvrent une nouvelle réflexion sur l’action de bâtir qui, supposant une transposition du plan vers l’édifice réalisé, implique un processus intermédial dans lequel convergent des pratiques et des formes culturelles disparates.



 











Exposer (n°15) aborde de son côté l’exposition comme phénomène intermédial spécifique de la modernité, interroge son rapport à la mémoire et à l’histoire, décrit ses écueils idéologiques, réfléchit à sa temporalité ou dresse encore son « dispositif » épistémologique.


Nouveaux dossiers électroniques disponibles en ligne sur www.intermedialites.ca :



n°3 Accompagner (au cinéma) : Le cinéma, en tant que média d’observation, d’approche et d’expression des raffinements du désir et de ses atermoiements, nous permet de décrypter des sémiotiques relationnelles, de comprendre l’importance des dispositifs d’accompagnement et d’entendre peut-être à neuf l’expérience de l’homo socialis.




n°4 Re-dire : Les travaux de Walter Ong et Paul Zumthor sur l’oralité associent le regard à la parole dans une sorte d’anticipation intermédiatique. Ce dossier pousse un peu plus loin la réflexion : images et paroles enregistrées sont très souvent associées, mais au lieu de se répéter elles sont traduites, réécrites, réadaptées, performées, remédiées, et pour tout dire, redites. Et ici écrites, de l’Afrique à l’Amérique.

Pour tout renseignement complémentaire, écrivez à intermedialites@gmail.com






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Le vendredi 10 décembre à 17h, Philippe Beaudoin lancera son livre Fond trouble à la librairie.












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Dédicace de Valentin




























Afin de souligner la parution de Valentin, Pascal Girard et Yves Pelletier dédiceront leur nouveau livre publié par La Pastèque, le vendredi 26 novembre à partir de 18h.


Une petite ville, une rue paisible; des enfants qui jouent au hockey, un chien qui essaie d’attraper la balle. De la fenêtre de sa cuisine, Stéphanie, 34 ans, vêtue d’un pantalon de jogging et d’un tee-shirt, observe les enfants qui jouent tout en finissant de préparer un copieux déjeuner. La mine rêveuse, elle sourit tristement: son chum, allergique aux chats, l’a mise au défi... Stéphanie choisira le chat.

Première incursion d’Yves Pelletier dans la bande dessinée et troisième titre de Pascal Girard à La Pastèque.  Valentin devrait plaire aux agents d’immeubles, aux pigistes, aux chats et faire la promotion des antihistaminiques.













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La nuit juste avant les forêts


















En marge des représentations en cours de La nuit juste avant les forêts, la metteure en scène Brigitte Haentjens et le comédien Sébastien Ricard viendront lire des textes et présenter l'œuvre de Bernard-Marie Koltès dans une rencontre avec le public, le lundi 29 novembre à 17h à la librairie.


« [...] un garçon avec du feu dans son corps tout en nerfs [...] tente de retenir, en usant de tous les mots dont il dispose, un inconnu qu'il a abordé dans la rue, un soir où il était seul, seul à en mourir. Il parle, parle aussi frénétiquement qu'il ferait l'amour, il dit son univers : ces banlieues où il pleut, où l'on traîne sans travailler et où pourtant l'usine guette [...], ces rues où l'on cherche un être ou une chambre pour une nuit, pour un fragment de nuit, où l'on fait l'amour sur un pont avec une fille qu'on ne reverra plus et qui est belle comme un mythe, où l'on se cogne à des loubards partant à la chasse aux ratons, aux pédés, bref un univers nocturne où il est étranger - un métèque en somme - et qu'il fuit en se cognant partout, dans sa difficulté d'être et sa fureur de vivre. [Un] texte d'un lyrisme sauvage et familier, [un] texte qui est un appel, un cri de tendresse. »
C'est ainsi que Gilles Sandier exprimait, en 1978, dans Politique-Hebdo, son émerveillement pour le texte de Bernard-Marie Koltès, La nuit juste avant les forêts.
Koltès écrit depuis longtemps déjà lorsqu'il signe en 1977 La nuit juste avant les forêts. Pourtant, l'auteur affirme quelque chose de neuf dans ce texte. « Il ne correspond à rien de ce que l'on pourrait appeler mes pentes naturelles », comme il le déclare lui-même dans l'une de ses lettres. Dès lors, pour Koltès, cette pièce fonde officiellement son œuvre théâtrale; elle en constitue le commencement, l'origine même.
Ce qui frappe d'emblée dans La nuit, c'est la puissance, l'urgence du dire. À l'instar d'un barrage qui aurait cédé, plus rien ne semble retenir la parole. Elle jaillit, se déverse, coule et court sur près de soixante pages tel un flot ininterrompu. Pour toute ponctuation, virgules, points-virgules, parenthèses et tirets organisent ce déferlement, dont le rythme se fait haletant, frénétique, saccadé, agité de pensées obsédantes. Sous l'impulsion du dire, une fragilité se cache, se découvre : la fragilité d'un homme en quête de «-quelqu'un qui soit comme un ange au milieu de ce bordel-»

Brigitte Haentjens évoque sa rencontre avec le théâtre de Koltès comme un choc amoureux. Elle a monté Combat de nègre et de chiens au TNM en 1997 et La nuit juste avant les forêts en 1999, défendue avec brio par James Hyndman, dans une production mémorable de Sibyllines. La metteure en scène s'est éprise de cette écriture remarquable, de l'esprit de révolte qui l'innerve, de ses thématiques - la solitude, la quête de soi, l'exclusion, la difficulté à exprimer une demande et l'impossibilité de se soustraire au désir - qui la rejoignent profondément et qui marquent son œuvre à elle de façon si prégnante.
Cette affinité avec les engagements de Bernard-Marie Koltès, cette passion pour son œuvre ont gardé très vif chez Brigitte Haentjens le désir de recréer La nuit juste avant les forêts. Qui d'autre que Sébastien Ricard, complice et partenaire privilégié de création depuis plusieurs années, pour relever le défi ?

Sébastien Ricard  Acteur prodigieux, à l'énergie ramassée, débordante, et capable des plus doux épanchements, Sébastien Ricard dit, d'un rôle à l'autre, le dilemme intime et la souffrance aiguë que procure l'exigence de vivre. Sans le moindre goût pour le spectaculaire, il réaffirme ce goût prononcé qu'a le papillon pour l'ampoule nue, attiré par la lumière et par l'incandescence. C'est avec toute sa fougue et sa capacité d'engagement que Sébastien Ricard défendra La nuit juste avant les forêts, un des plus beaux textes sur la solitude du répertoire contemporain.











Triple lancement du centre d'art Sagamie





Ce vendredi 19 novembre 2010 à 17h, le centre d'art Sagamie lancera trois publications :


Josée PELLERIN, Être là
Dgino CANTIN et Charles GUILBERT, Les Bûcherons de l'impossible
Lucie DUVAL, Histoires à tirer par les oreilles


Josée PELLERIN, Être là
Auteurs: Jean-François Caron et Johanne Jarry
Que de fois avons-nous fait l'expérience d'une ville réelle par le biais de la fiction et ce, bien avant de s'y trouver?  De quelle manière le cinéma médiatise-t-il la ville et de quelle nature est l'expérience réelle que nous en faisons?  De telles stimulations de l'imaginaire ne finissent-elles pas par altérer notre regard porté sur le monde environnant?  Les deux séries photographiques Défilé et Si par une nuit d'hiver présentées dans Être là portent sur cette exploration des villes réelles et fantasmées.

Titulaire d'une maîtrise en arts visuels et d'une formation en multimédia, les oeuvres de Josée Pellerin furent présentées lors d'événements au Québec, au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. En 2005, elle effectuait une résidence d'artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait aux Éditions J'ai Vu, un livre d'artiste intitulé Heureusement qu'il y avait le monde autour de moi. Être là s'inscrit dans le prolongement thématique de cette première parution.

Josée Pellerin, Être là / Being there
Auteurs: Jean-François Caron et Johanne Jarry
82 pages, texte intégral en français et en anglais, 9 X 6 3/4 po.
82 pages, full text in French and English, 9 X 6 3/4 in.


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Dgino CANTIN et Charles GUILBERT,Les Bûcherons de l'impossible
Que vois-tu en secret? Aimes-tu marcher avec un lacet détaché? Est-ce que tu te trouves assez nu quand tu es nu? De quelle manière regardes-tu la mer? Aimes-tu dessiner des mains qui dessinent? Qui n'es-tu pas? Voilà quelques questions posées dans Les bûcherons de l'impossible.
Avant tout, ce projet est celui d'une rencontre fabriquée de toutes pièces à l'aide de mots, de crayons, d'encre et de pixels. Se connaissant très peu mais ayant envie de mener un projet commun, Dgino Cantin et Charles Guilbert eurent l'idée d'un livre de questions potentiellement indiscrètes auxquelles tous deux devraient répondre par un texte et un dessin. Ici la connaissance de l'autre ne se fait pas de manière intrusive, mais plutôt de guingois, dans un registre métaphorique. Les confidences se font et les identités se révèlent dans un indispensable détour par l'imaginaire.

CHARLES GUILBERT écrit, dessine, filme et chante.
Intéressé par le quotidien et par les rapports humains, il cherche à saisir l'étrangeté du réel à travers le langage. Il a notamment publié Les Inquiets (récit) aux Herbes rouges et Le beau voyage éducatif (journal) aux éditions Dazibao. En 2004, il recevait, pour l'ensemble de son travail en vidéo avec Serge Murphy, le prix Bell Canada décerné par le Conseil des Arts du Canada. Ses oeuvres ont été présentées dans plusieurs pays d'Europe, au Japon, au Mexique, au Canada et au Québec, notamment au Musée d'art contemporain de Montréal, à la Biennale de Montréal et à la Manif d'art de Québec.

DGINO CANTIN dessine, photographie, numérise et assemble des objets
Il s'intéresse aux zones de flottement poétique qui peuvent naître de différentes associations. Pour sa première exposition, Pour la suite des choses, il reçoit le prix Videre Relève (prix d'excellence des arts et de la culture de la ville de Québec). Il participe ensuite à des résidences de création au Québec et en France. Ses installations ont été présentées lors d'évènements collectifs et d'expositions individuelles, notamment chez VU, à Caravansérail, à la biennale d'art contemporain Itinéraires ainsi qu'à la Manif d'art de Québec.

Les Bûcherons de l'impossible
Artistes et auteurs: Dgino Cantin et Charles Guilbert
Livre d'artiste, textes en français seulement
120 pages, 8 X 9.5 po.
ISBN 978-2-923612-20-1  2010
Prix: 25.00 + Transport au Canada 3.25  + tps 1.41 + tvq  0.26 =
Total:    $29.92


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Lucie DUVAL, Histoires à tirer par les oreilles

Ce projet de livre s'est développé autour d'un objet usuel suscitant chez moi diverses réflexions. Gants pour travailleurs " made in China " retrouvés en paquets dans toutes les quincailleries. Mondialisation oblige, tout se fabrique à moindre coût en Chine au détriment des travailleurs d'ici. L'objet devient contradictoire : gants de
travailleurs (faits en Chine) versus chômeurs d'ici.

Ces cent cinquante lapins ont été fabriqués au rythme d'environ un par jour. En plus de ce qui a été écrit sur ma motivation, une chose nouvelle est apparue. Inconsciemment, le lapin fabriqué tel jour révèle quelque chose de mon état à ce moment, de mon regard sur le monde.
Journal de bord. Cette publication n'est pas un catalogue, mais un objet où les images et  les mots vont s'entrecroiser, non sans chocs, où un soin particulier est apporté à la façon de " donner à voir ". Ne jamais oublier que ces lapins sont en quelque sorte des mutilés. Sous une première apparence candide, naïve et doucereuse, il a fallu couper des doigts (ceux des gants), coudre, raccommoder (ce qui est non sans rappeler certaines conditions de travail dans les manufactures).

LUCIE DUVAL est une artiste en arts visuels
Depuis de nombreuses années, son travail s'articule autour d'une interférence entre ce qui est lu et ce qui est vu, un parcours où les mots se jouent des objets et des images.  Elle est née à Mont-Laurier, vit et travaille au Québec. Elle a étudié à l'École des beaux-arts de Toulouse et a obtenu, en 1983, le Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP). Elle a exposé régulièrement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ses oeuvres font partie de la collection de prêts d'oeuvres d'art du Conseil des Arts du Canada et du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle est représentée par la galerie Isabelle Gounod à Paris. C'est la première fois qu'elle manipule le livre en tant qu'objet d'art.

Lucie Duval, Histoires à tirer par les oreilles
170 pages, 6 3/4X 8 3/4po.
English translation of the titles at the end of the book








Belgicismes, québécismes et autres régionalismes





















Quelle place faut-il faire, dans les dictionnaires, aux variétés
linguistiques régionales? Faut-il leur consacrer un ouvrage, comme l’a
fait Michel Francard dans son Dictionnaire des belgicismes? Faut-il
plutôt les incorporer à la nomenclature générale, à la manière de
Marie-Éva de Villers dans son Multidictionnaire de la langue
française? Le débat est ouvert.

Avec la participation de Michel Francard et Marie-Éva de Villers.
Discussion animée par Benoît Melançon le jeudi 18 novembre à 19h.


Organisé par le Département des littératures de langue française de
l'Université de Montréal, le Centre de recherche interuniversitaire
sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) et la Délégation
Québec / Wallonie / Bruxelles, avec la participation de Radio Spirale.






Pow Pow

Le lundi 15 novembre, à partir de 18h, les éditions Pow Pow lanceront deux nouveautés à la librairie :

- Apnée, de Zviane (scénario et dessin, 82 p.).
- Yves, le roi de la cruise, dessiné par Luc Bossé et scénarisé par Alexandre Simard (158 p.).





















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