Table ronde : la paternité québécoise revisitée

Dans le cadre des rencontres du CRILCQ, une table ronde animée par Pierre Nepveu aura lieu à la librairie le mardi 1er mars 2011 à 18h00 sur le thème de la paternité québécoise revisitée.


Qu’est-ce, aujourd’hui, qu’un père ? Dans la plupart des sociétés, le père a longtemps incarné une figure d'autorité tantôt rigoureuse, tantôt bienveillante, mais le plus souvent assez lointaine. Le « nom du père » symbolisait toute l'assurance d'une culture fondée sur un ordre patriarcal. Qu’advient-il de cette figure paternelle dans un contexte qui a transformé la famille et redéfini les rapports sociaux entre l’homme et la femme ? Qu'en disent les écrivains contemporains, hommes ou femmes, dans leurs fictions ? À partir du livre de Lori Saint-Martin et du roman québécois contemporain qui en est l'objet, cette table ronde compte aborder librement ces questions et en mesurer la portée sociale autant que littéraire.

Avec la participation de Lori Saint-Martin (Au-delà du nom. Figures du père dans la littérature québécoise actuelle, PUM, 2010),  Nicolas Lévesque (TEEN SPIRIT. Essai sur notre époque, Nota bene, 2009), ainsi que Pierre Nepveu, directeur de la collection « Nouvelles Études québécoises » aux PUM.














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Qu'est-ce qu'on garde? Rencontre avec Catherine Mavrikakis

Figura, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire, vous invite au colloque Qu'est-ce qu'on garde ?, organisé par Guillaume Bellon (UQAM / Université Stendhal), Kohei Kuwada (Université des Langues étrangères de Tokyo), Julien Lefort-Favreau (UQAM) et Pauline Vachaud (Université Stendhal).




En plus des deux journées du colloque, les organisateurs vous convient en ouverture à une rencontre avec Catherine Mavrikakis, animée par Julien Lefort-Favreau, à la Librairie Port de Tête, le mercredi 23 février à 18h.





« Qu'est-ce qu'on garde ? » : la question, portée par Marie Depussé au titre de l'essai qu'elle publie en 2000, conduit une forme particulière d'appropriation des écrits passés, lorsque le mouvement de sauvegarde se double d'une vigilance à ce qui, en eux, ne pourrait être maintenu tel. Cette même question figure l'objet du colloque international organisé dans le cadre de l'OIC (Observatoire de l'Imaginaire Contemporain) et des axes « Imaginaire de la théorie » et « Archéologie du contemporain » du centre de recherche Figura de l'Université du Québec à Montréal, en partenariat avec l'Université Stendhal à Grenoble et l'Université des Langues Étrangères de Tokyo.
Le livre que l'on garde, ce peut être certes le livre préféré, celui d'une passion plus ou moins éphémère, qui appelle tout aussi bien la haine, mais ce peut être encore, et plus profondément, le livre porteur de la bibliothèque, un pilier intransigeant, depuis lequel ont rayonné nombreuses autres lectures, et vers lequel on revient, continûment. C'est ce legs, souvent précieux parce que problématique, sur lequel nous voudrions porter l'attention, en nous arrêtant à ces textes, travaillés d'une interrogation encore nôtre aujourd'hui, et qui par là nous travaillent. De telles lectures ne sont-elles pas, à bien y réfléchir, les plus fructueuses, en ce qu'elles confrontent à une résistance qu'on chercherait alors, dans la reprise du geste de pensée, à dépasser ?
S'il s'agit bien de « déballer sa bibliothèque », en un souvenir du geste benjaminien, ce n'est ainsi en aucun cas dans une intention polémique : on ne cherchera pas plus à revenir sur le « démon » ayant saisi une certaine ivresse théorique qu'à pointer les impostures scellant quelques renommées intellectuelles déclarées douteuses. On voudrait au contraire ici privilégier un héritage qui, cheminant par d'autres voies que la paralysie ou le psittacisme du disciple, saurait faire la part entre ce qui d'une réflexion mérite d'être actualisé, et ce qui ne peut plus l'être. S'il paraît nécessaire de revenir sur certaines figures au rayonnement pérenne (quelle que soit leur époque), l'étude cherchera également à s'ouvrir à d'autres références sujettes à un relatif purgatoire, pour approfondir la résistance qu'elles suscitent ou expliquer la difficulté qu'elles soulèvent. Parmi les questions qui peuvent être abordées :

- Indépendamment des époques ou des courants, quels sont les textes d'hier qui peuvent encore nourrir la pensée d'aujourd'hui ?
- La saisie de ces textes est-elle toujours d'ordre intellectuel, ou doit-elle reconnaître une dimension affective difficile à mettre en discours ?
- Ne faut-il pas alors réévaluer le canon, pour l'ouvrir à d'autres textes « mineurs », en marge de celui-ci ?

Partant, le colloque assumera l'hétérogénéité des objets : le livre que l'on garde ne relèvera pas seulement de la littérature au sens strict, car l'écriture théorique ou le livre d'artiste, par exemple, peuvent autant valoir comme point d'appui. Cependant, la parole ne sera pas moins tenue sur le fil de la transmission, où sera réfléchi, dès lors, l'arrière-plan sur lequel repose la recherche en littérature, aujourd'hui.








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Pensées rebelles et Remue-ménage


 Le jeudi 24 février, la librairie et les éditions Remue-ménage organisent une rencontre avec Diane Lamoureux autour de son livre Pensées rebelles.



Rosa Luxemburg, Hannah Arendt et Françoise Collin appartiennent à des générations différentes et leurs oeuvres ont des références idéologiques fort dissemblables, mais toutes trois sont à divers titres des rebelles. Cet essai de généalogie féministe cherche à établir un dialogue entre ces penseures politiques, dialogue déjà amorcé puisque Hannah Arendt s’est référée à Rosa Luxemburg et que Françoise Collin s’est inspirée de la pensée de Hannah Arendt. Qui dit généalogie dit aussi transmission, et donc pertinence de relire ces auteures au regard des enjeux politiques de notre époque.



Extraits :

info : ƒlise Bergeron • 514 876-0097

- 30 -"Penser l’autorité des femmes qui nous ont précédées, c’est plutôt leur accorder le crédit d’avoir  pensé avant nous, d’avoir ouvert des chemins que nous pouvons choisir de parcourir à nouveau ou à partir desquels nous pouvons bifurquer. C’est surtout pouvoir prendre appui sur elles et ne pas avoir à recommencer à zéro."



"En proposant une lecture généalogique de ces trois auteures, j’ai posé en filigrane ce que je considère être les conditions d’un féminisme rebelle pour le temps présent. D’une certaine manière, c’est une généalogie pas toujours chronologique de mon propre cheminement intellectuel que je me suis livrée. Non pas que le féminisme soit le seul mouvement pour la justice et pour la revitalisation du politique, mais il en est une composante essentielle et constitue ma famille politique et intellectuelle d’appartenance."





Diane Lamoureux est professeure au département de science politique de l'Université Laval où elle enseigne la philosophie politique. Ses recherches portent sur les enjeux reliés à la citoyenneté et à la démocratie dans les sociétés occidentales contemporaines. Elle est notamment l'auteure de Fragments et collages (1986), Citoyennes ? Femmes, droit de vote et démocratie (1989) et de L'amère patrie (2001), ouvrages publiés aux éditions du remue-ménage.









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Ubre!




Les éditions Léméac présenteront  Ubre, le deuxième roman de Rodolphe Lasnes, au cours d'un lancement le mardi 22 février à 18h.

Dans un monde étrange, vaste, labyrinthique, qui ressemble à un Mexique planétaire, Alek mène sa vie plutôt solitaire, emplie de passions qui confinent à l’obsession. Mais voilà  que son appartement est envahi par une sorte de champignon proliférant dont il ne réussit pas à se débarrasser !
Or les champignons sont un signe, et Alek devra faire face à un mystère dont un couple cherche à le convaincre qu’il est bel et bien réel, et où il est question de réincarnation et d’un célèbre lutteur masqué disparu.

Dans un style foisonnant qui n’est pas sans rappeler le réalisme magique des auteurs latino-américains, Rodolphe Lasnes offre au lecteur un récit mené tambour battant, à la fois intrigant et drôle, mystérieux et exotique.
¡Ubre! est une fable, peut-être, mais alors une fable musclée et particulièrement vive, comme ces lutteurs mexicains qui s’élancent du troisième câble pour pirouetter dans les airs avant de s’abattre sur leur adversaire.






Rodolphe Lasnes est né en 1971. Français d’origine, il vit à Montréal. Son premier roman, Extraits du carnet d’observation de la femme, a été publié en 2008.





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Entretien avec Louise Dupré






















Pour souligner la parution de Plus haut que les flammes aux éditions du Noroît, Marie-Andrée Lamontagne s'entretiendra avec Louise Dupré à la librairie, le lundi 21 février à 18h.

La rencontre peut être écoutée sur le site de Radio Spirale.






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La Bombe



Le jeudi 17 février, à 17h30, Moult éditions viendra lancer en pleine librairie sa réédition de La Bombe, une revue montréalaise décapante parue pour la première fois en 1909.


Montréal, le 9 février 2011 - Moult Éditions et sa nouvelle collection Inauditus rééditent le journal La Bombe.
En 1909, quelques auteurs montréalais anonymes accompagnés de dessinateurs moins anonymes (Massicotte, Vézina et d’autres caricaturistes connus) lançaient La Bombe. Avant Dada et à l’aube de la création du journal Le Devoir, certains acteurs du milieu intellectuel francophone québécois s’associaient pour convier le lectorat à une expérience politico-esthétique comparable, à certains égards, à l’esprit iconoclaste et innovateur des revues modernes européennes de la même époque.

Personne n’est épargné par cette bombe dont le but avoué est de « corriger les moeurs en critiquant et en parodiant ironiquement le faux, le ridicule, les préjugés et les autres travers de nos contemporains ». 100 ans plus tard, Moult Éditions réédite ce journal dont l’esprit témoigne d’une pensée surprenante et authentique qui pénètre l’espace public et culturel québécois du début du XXe siècle. Ce genre de littérature corrosive montre qu’il existait – plus que ce qui est communément admis – une pensée critique et moderne au Québec au tournant du XXe siècle.










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Jacques Folch Ribas



Jacques Folch-Ribas présentera son nouveau roman, Paco (voir article de La Presse), qui vient de paraître aux éditions Boréal, au cours d'une rencontre le mardi 15 février à 17h.









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Être un héros

 Le mercredi 2 février, de 18h à 20h, les éditions La Courte échelle lanceront le recueil collectif Être un héros.


Bien ancrés dans la scène culturelle québécoise, les neufs auteurs masculins que sont Deni Y. Béchard, Simon Boulerice, Guillaume Corbeil, Éric Dupont, Stéphane Lafleur, Nicolas Langelier, Bertrand Laverdure, Éric McComber et Tristan Malavoy-Racine ont rédigé, chacun à leur manière, une nouvelle sous les thèmes du héros et de l’adolescence. Le recueil fait suite au collectif féminin Premières amours, publié en 2008.






Être un héros, c’est :
  • affronter le héros de l’histoire qu’on s’écrit ;
  • oser passer pour un lâche ;
  • travailler, travailler, travailler – un héros, il faut que ça travaille ;
  • aller au bout de soi, quelle que soit l’époque ou le lieu ;
  • prendre sa vie en main ;
  • être intimement convaincu qu’un héros sommeille en nous, n’attendant que les circonstances pour se manifester ;
  • déballer ses cadeaux de Noël avec des mitaines à four, se permettre de s’émouvoir même quand on écoute du Mariah Carey ;
  • savoir passer à travers les secousses éprouvantes et apprendre à vivre avec la colère, quand on voit Magalie Simard en embrasser un autre ;
  • et c’est résister, résister clandestinement, mais résister quand même quand on voit son père se faire arrêter.
Être un héros, c’est tout ça. Du héros de papier au héros de l’histoire, du héros de tous les jours au héros d’un soir, neuf auteurs de la relève déclinent ce thème avec sincérité et sérieux, mais aussi avec humour.









Soirée XYZ


 Le mardi 1er février, à partir de 17h, les éditions XYZ lanceront les nouveaux romans de Pierre Gariépy et de Jocelyne Saucier.












L’âge de Pierre (collection Romanichels)
Pierre Gariépy



Après Lomer Odyssée (XYZ, 2008) et Blanca en sainte (XYZ, 2009), Pierre Gariépy boucle sa trilogie de façon magnifique. Il nous offre le pire dans ses plus beaux habits.
Pierre grandit à l’orphelinat où pilules et perversité sexuelle sont son quotidien. Même les veaux s’en donnent à cœur joie… Comment s’évader, comment fuir? En écrivant. De ce projet naîtra le Christ lui-même, un christ de vrai, qui deviendra la star des stars des dieux fornicateurs! Tout le monde sera à ses pieds. Mais le divin a un prix… Pierre le prédicateur ou Pierre le mal aimé? Ça reste à voir.













Il pleuvait des oiseaux (collection Romanichels)
Jocelyne Saucier



Jocelyne Saucier, avec son dernier roman Jeanne sur les routes (XYZ, 2006), a été finaliste au Prix du Gouverneur Général et au Prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec. Friande d’histoire, elle nous revient avec une intrigue inspirée des Grands Feux qui ont ravagé le Nord de l’Ontario au début du XXe siècle.
Boychuck, Tom et Charlie sont vieux et épris de liberté. Ils ont choisi de se retirer du monde et de vivre heureux dans la forêt. Ils ont même fait un pacte avec la mort. Mais cette dernière aura le dernier mot. Boychuck partira le premier laissant sur ses toiles, une part de l’histoire des Grands feux du Nord de l’Ontario. Deux femmes viendront bousculer la vie de Tom et Charlie : Marie-Desneige, personnage aérien internée pendant 66 ans et une photographe, qui découvrira l’œuvre de Boychuck. Un superbe récit à la hauteur du grand talent de Jocelyne Saucier.












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