Le mercredi 4 mai à 17h30,
la revue Moebius lancera le numéro 129, le Nu,
piloté par Jean-Simon Desrochers.
Au sommaire du numéro, des textes de :
Nicole Brossard, Marie Geneviève Cadieux, Marie-Josée Charest, Jean-François Chassay, Catherine Cormier-Larose, Hugues Corriveau, Louise Cotnoir, Kim Doré, Alexandre Faustino, Éric Gougeon, Céline Huyghebaert, Étienne Lalonde, Luc Larochelle, Bertrand Laverdure, Monica Lavin (traduit par Lucia Carballo), Kateri Lemmens, Caroline Louisseize, Françoise Major, Tristan Malavoy-Racine, Cristina Montescu, Alexie Morin, Stéphanie Pelletier, Elsa Pépin, Kiev Renaud, Caroline Rivest, Dominic Thibault, Karrick Tremblay, Claudine Vachon, Mélissa Verreault.
Le nu
"J’ai suggéré que l’Art avec un grand A, dans son éternelle obsession de la représentation, explore le nu depuis des millénaires sans parvenir à vider la question. Que la littérature, vieille d’à peine trois mille ans, se contente trop souvent d’entretenir des liens utilitaires avec le nu. Plutôt que d’en faire un sujet, elle l’exploite, l’utilise. Le nu littéraire colore l’érotisme, la provocation, l’humiliation, la honte, la pitié, la pornographie. Il fait figure de métaphore ou d’allégorie. Rarement se retrouve-t-il à former l’architecture d’un texte. Comme si le nu, ne pouvant déborder le cadre strict d’une représentation, était condamné à être noyé parmi les clichés et autres artéfacts langagiers du banal.
C’est à peu près en ces mots que j’ai convié une poignée d’auteurs à repenser le nu littéraire. Plusieurs autres ont soumis des textes sans prévenir. Beaucoup trop. Les pages qui suivent sont ainsi une sélection de quelques imaginaires du nu. Un nu parfois repensé, parfois suggéré, parfois accroché au mur, parfois corps de peau, parfois manipulé comme une simple idée. À vous d’y trouver un sens pour mieux le perdre"
Jean-Simon DesRochers
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