La rentrée du Quartanier (1ère partie)

Les éditions du Quartanier organisent le lancement de leurs premiers titres de cette rentrée 2011, le jeudi 8 septembre de 17h à 21h.

Le lancement aura lieu au Port de tête, dans notre espace une fois de plus agrandi.

Bière et vin, musique et bonne compagnie; et vers 19h Samuel Archibald nous fera le plaisir de nous parler d'ARVIDA.




Samuel Archibald, Arvida, histoires
coll. Polygraphe, 322 p.

À l’autre bout du monde il y a Arvida, ville modèle érigée au début du vingtième siècle par l’industriel américain Arthur Vining Davis.

Le narrateur de ce livre est né là, dans la capitale de l’aluminium, construite en cent trente-cinq jours. Petite utopie nordique peuplée de braves gens, de menteurs compulsifs et de pures crapules. Dans les quatre paroisses d’Arvida, le long du Saguenay et par-delà l’horizon bleuté des monts Valin, on se raconte des histoires de nuits en forêt et de matins difficiles. Des histoires de jeunes filles innocentes et de bêtes sauvages, de meurtre raté et de mutilation rituelle, de roadtrip vers nulle part et de maison hantée. Des histoires tantôt tristes, tantôt drôles, tantôt horribles, et souvent un peu tout ça à la fois, mémorables pour leur profonde authenticité, même si, il faut bien le dire, elles sont toutes à moitié fausses et à moitié inventées.

Digne fils de son conteur de père, Samuel Archibald se révèle dans ces pages un émule de Cormac McCarthy obsédé par Proust, un héritier d’Anne Hébert qui a trop lu Jim Thompson et Stephen King.

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Grégoire Courtois, Révolution, roman
coll. Série QR, 180 p.

Dans un esprit proche du feuilleton, mais d’un feuilleton au comique acide où se dérèglent finement les épisodes et les rouages narratifs, Révolution raconte l’épopée insurrectionnelle bancale d’un groupe d’amis à Paris, jeunes bourgeois en apparence inoffensifs, plus doués pour les cocktails d’alcool et de psychotropes que pour les Molotov. Au lendemain d’une fête épique visant à fomenter la révolution, ils se réveillent à demi nus dans un appartement transformé en champ de bataille, minés par un blackout qui a effacé l’ensemble de la soirée et laissé une marée de déchets, de bouteilles vides de bordeaux premier cru, de fringues griffées et d’effets personnels rongés par les sucs gastriques. Nos camarades guérilleros, dans un sale état, n’en iront pas moins de l’avant, non sans avoir raffermi leur détermination par un long bain de soleil stratégique autour de la piscine. On ne perd rien pour attendre, ni à faire la planche, mais n’empêche, ce serait bien de savoir qui leur a laissé ce message du futur sur un bout de nappe.

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Daniel Foucard, CIVIL, roman
coll. OVNI, 176 p.


CIVIL construit son récit autour de la formation de policiers dans un pays qui pourrait être la France. À travers le discours de son héros, Josh Modena, instructeur de police aux propos limpides mais aux intentions opaques, ce roman s’interroge sur le poids et la responsabilité de la Police. Au long de six journées de cours, Josh Modena s’adresse aux candidats et les interroge, dans des dialogues croisant histoires personnelles et policières, cas hypothétiques, techniques d’arrestation et notions d’incivilité, jusqu’à un dénouement en forme de démasquage – du discours et de la réalité. Un roman au comique pince-sans-rire, sans équivalent par la finesse de ce qu’il fait apparaître de la société de droit, donnant forme sans manichéisme à l’obsession contemporaine pour la sécurité civile et les forces de l’ordre.
Depuis Peuplements en 2000, Daniel Foucard développe une écriture romanesque qui détourne le polar et la science-fiction, mais aussi beaucoup d’éléments tirés du discours socioéconomique, politique et juridique, à partir de quoi il crée des romans qui fonctionnent comme de véritables machines narratives, perverses et obsédantes, aux personnages plus ou moins junkies, plus ou moins monomaniaques, plus ou moins déjantés, qui sont rarement ceux qu’ils disent être. D’une logique sans faille en apparence, ses romans ne sont pas sans parenté, par les thèmes, avec les livres de William Burroughs ou de J. G. Ballard, voire de Philip K. Dick, dont ils se distinguent par leur style dépouillé d’affects et leurs formes narratives chaque fois renouvelées.

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La maman qui s'absentait


Pour souligner la parution de La maman qui s'absentait aux éditions Vents d'ailleurs, l'auteure Stéphane Martelly sera à la librairie le samedi 27 août, de 10h à midi. Une lecture et une séance de signatures sont prévues en compagnie de celle-ci. Le poète Joël Des Rosiers y sera aussi afin de présenter ce très beau livre pour enfants. Croissants, jus et café seront servis pour l'occasion.