Liberté grande / Parution de 3 livres

Le mercredi 2 novembre dès 18h, les éditions Boréal et Robert Lévesque présenteront à la librairie leur nouvelle collection avec la parution simultanée des trois premiers  titres. Pour l'occasion, Robert Lévesque s'entretiendra avec Régine Robin et Jean-François Chassay.

Dirigée par ROBERT LÉVESQUE, placée à l’enseigne « liberté grande », en hommage à Julien Gracq, l’un des grands prosateurs de la langue française, cette nouvelle collection se consacrera exclusivement au genre de l’essai. D’ordre sociologique, historique, politique, ludique, libertaire, mélancolique ou poétique, ce seront des textes exploratoires, tous inédits, et avant tout des écrits personnels, évidemment libres, assurément littéraires.

Le Poisson soi de Wajdi Mouawad

Wajdi Mouawad, Le Poisson soi
© Les Éditions du Boréal, 2011
 À la fois éloigné et rapproché de l’autobiographie, ce récit de Wajdi Mouawad relève d’une prose en haute teneur poétique. L’auteur signe, avec Le Poisson soi, un texte à la fois fantomatique et intime, allusif et intense, tenu loin mais non sans liens avec son théâtre dévoué à la recherche des origines. Il plonge le lecteur dans les notions, par lui subtilement embrouillées, de temps, d’avancée, de passage, de marche et de la recherche non pas du temps perdu mais d’un temps passé et futur à ressouder pour, peut-être, arriver à les réconcilier. Le dramaturge d’Incendies, de Rêves et de Ciels, est un enfant du Liban qui, à 42 ans, entre ancien enfant et futur vieillard, nage à vue. Un jour, arrivé d’un pas rapide dans un village, il s’inquiètera de la route à poursuivre en observant à travers une grille un vieil homme et un jeune garçon qui nettoient avec délicatesse des champignons : « Mais qui était cet enfant si je suis le vieillard que je serai plus tard ? Et si j’étais l’enfant que je fus, qui est ce vieillard attablé en face de moi ? Et si j’étais, moi enfant, attablé devant moi vieillard, qui est celui que je suis les observant à travers la grille ? ».

Nous autres les autres de Régine Robin

Régine Robin, Nous autres, les autres
© Les Éditions du Boréal, 2011
Fine analyste de discours idéologiques et libre flâneuse de parcours urbanistiques, Régine Robin, historienne, sociologue, écrivain, s’est toujours préoccupée, en lisant, en écrivant et en marchant, des questions politiques d’identité, de culture et de mémoire. Arrivée à Montréal en 1977, professeur et citoyenne, pugnace républicaine devenant Canadienne et prêtant serment d’allégeance à la reine d’Angleterre (elle aurait préféré le faire sur la bible de Proust), l’auteur de La Québécoite, au bout de trente ans de résidence première, évoque, convoque et disloque tout ce qui fait qu’elle est « devenue d’ici » même si, comme elle l’écrit, « je ne me suis jamais sentie chez moi ». Dans ce livre qui inaugure la collection « Liberté grande », on trouve une indéniable et cinglante analyse du nationalisme québécois et un questionnement inquiet sur la transculture et l’écriture migrante. Bilan d’une «allophone d’origine française».

La Littérature à l'éprouvette 
de Jean-François Chassay
J-F Chassay, La littérature à l'éprouvette
© Les Éditions du Boréal, 2011
Professeur de littérature québécoise, spécialiste de littérature américaine, romancier et essayiste, le quinquagénaire à tous crins qu’est Jean-François Chassay n’avait pas quitté l’incubateur qu’il projetait déjà, si l’on en croit l’infirmière de service, de faire se croiser dans l’espace immatériel de ses futures lectures tubes et cubes, narrateurs et respirateurs, science pure et littérature altérante. Ce Cosinus prématuré était né pour porter le sarrau de prof ou de médecin, d’ingénieur ou d’inventeur; bref, tel Sartre qui voulait être Stendhal et Spinoza, il entendait devenir Ferron et Vian, ou alors Marcel Aymé et Kurt Vonnegut. Il n’aura pas connu de guerre, sinon celle des nerfs devant la bêtise, il n’aura pas inventé la bombe, sinon celle glacée des soupers de fête, mais en grand artificier, comme sa Littérature à l’éprouvette le prouve, il est devenu spécialiste en amorçages et désamorçages dans les interactions quasiment insaisissables et pourtant réelles entre les cultues scientifique et littéraire.

Lancement Liberté 293: L'abdication

Mardi le 1er novembre, dès 17h30, aura lieu à la librairie le lancement du numéro 293 de la revue Liberté.






Il arrive quelquefois dans la vie d'une revue de tomber sur des textes réellement extraordinaires. La question des générations de Gilles Gagné est de ceux-là. Brassant les figures qui gravitent autour de notre inépuisable Révolution tranquille. Gagné les redistribue de façon inédite. Il nous incite ainsi à voir le monde qui nous entoure d'un autre oeil. Stupeur, plaisir et grincements de dents garantis.


En cette époque où la seule volonté politique semble être de diminuer la capacité de l'État à agir pour le bien commun, il nous est apparu fort à propos de vous offrir ces réflexions sur les rapports complexes entre testateurs et héritiers.


Et si, après les travaux de Georges-Émile Lapalme, René Lapalme et  Paul Gérin-Lajoie, les boomers et les X avaient tout bonnement abdiqué?


Avec La questions des générations de Gilles Gagné
Et les réactions de Martine-Emmanuelle Lapointe, Pierre Lefebvre, Alexis Martin, Robert Richard et Anne Trépanier.


Et un extrait de Ronfard nu devant son miroir de Daniel Brière et Évelyne de la Chenelière


Traduire de Han Daekyun


et la chronique de Robert Lévesque.

Vendre la mèche


 Une nouvelle maison d'édition montréalaise, La mèche, part à l'aventure, et lancera ses deux premiers romans le mercredi 26 octobre à partir de 18h.


Pionnière dans le monde des réseaux sociaux au Québec, Sophie Bienvenu s’est d’abord fait connaître par son blogue Lucie le chien, dont elle tirera un ouvrage éponyme, publié chez Septentrion en 2006. Et au pire, on se mariera est sa première incursion du côté du roman. Le destin d’Aïcha Bouchard, lolita troublée et attachante du Centre-Sud de Montréal, frappe en plein cœur. 

C’est l’occasion d’un retour attendu au Québec pour Éric McComber, qui signe La Solde, dernier volet d’une trilogie burlesque et acide— Antarctique (Triptyque, 2002) et Sans connaissance (Éditions Autrement, 2007). On y retrouve la langue nerveuse et musicale du romancier, et son avatar Émile Duncan, amoché du cœur et égaré dans la jungle du libre marché de l’après 11 septembre.


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de peine et de misère


Vendredi le 21 octobre, à partir de 17h30

de peine et de misère

Un livre de coupures et de poésie
Un lien tissé entre l’artiste Sophie Jodoin et l’auteure Louise Marois

de peine et de misère
a été créé en octobre 2010 dans le cadre d’une exposition au Centre CLARK, à Montréal / 


La présente publication est rendue possible grâce au support de la galerie Battat Contemporary /