Solo 30x30

















Fortier Danse-Création et la Galerie de l’UQAM publient un livre sur le Solo 30x30 de Paul-André Fortier et vous invitent au lancement, le lundi 28 novembre 2011, à partir de 17h30.

Portfolio photographique : Yann Pocreau
Textes : Marie Lavigne, Louise Déry et Guylaine Massoutre

Depuis 2006, Paul-André Fortier parcourt le monde et danse durant 30 minutes, pendant 30 jours consécutifs dans différents lieux inhabituels pour la danse : le toit d’un entrepôt à Nancy, un pont à Newcastle, un terrain vacant du centre-ville de Montréal, des places publiques à Rome, Londres, New York ou encore Yamaguchi. En 2011, pour souligner les 30 ans de la compagnie Fortier Danse-Création, le Solo 30x30 est repris par la Place des Arts et Danse Danse, dans l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme à Montréal.

Le photographe Yann Pocreau réalise, pour l’occasion, une série de photographies inédites sur l’œuvre. Le livre comprend trois textes, ainsi qu’une sélection d’archives photographiques du solo réalisées par différents photographes à travers le monde. 






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Rencontre avec Catherine Mavrikakis







Le 1er décembre à 18h, venez rencontrer Catherine Mavrikakis, qui s'entretiendra avec Julien-Lefort-Favreau de son dernier roman, Les derniers jours de Smokey Nelson, paru aux éditions Héliotrope.







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Souvenir du passage de VLB

Le lundi 7 novembre dernier, Victor- Lévy Beaulieu recevait le prix Gilles-Corbeil, l’une des plus hautes récompenses littéraires au Québec, pour l’ensemble de son œuvre. Le lendemain soir, l’auteur rencontrait ses lecteurs à la librairie. Si vous avez manqué ce moment privilégié, ne manquez pas de visionner la vidéo qui reprend les moments forts de la soirée.












Merci à Julien et aux éditions Boréal pour le montage vidéo.








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Lancement des éditions Delbusso




Les éditions Delbusso lanceront quatre nouveaux titres à la librairie le mardi 22 novembre à partir de 17h30.







Pierre Vadeboncoeur écrivait en juillet 2009 à son ami Réjean Beaudoin: « Je t’envoie quelques croquis, pris au hasard parmi quelque cent cinquante que je songe parfois à publier, pour la drôlerie.»

« Si Pierre Vadeboncoeur nous a donné l’une des œuvres les plus fortes et les plus réfléchies de la littérature contemporaine, n’est-il pas rafraîchissant de découvrir maintenant dans son art du dessin un esprit libre, enjoué, délié de l’autocensure et capable de toutes les audaces? » (Réjean Beaudoin)


«Quelquefois je dessine, sans conséquence, car ce n’est rien. Ce que j’ai fait le mieux, c’est, il y a deux ou trois ans, une cinquantaine de croquis plus ou moins caricaturaux des clients et clientes d’un supermarché de Montréal. J’avais une petite tablette, et, en attendant chaque semaine à la caisse, j’avisais quelque autre client (ou cliente) et, en tapinois, je faisais mon petit dessin pas très charitable en trente secondes. Plus tard, je trouvais un titre. L’ensemble est pas mal rigolo.» (Pierre Vadeboncoeur)

Pierre Vadeboncoeur
Petite comédie humaine – croquis
(présentation de Réjean Beaudoin)






«Voici un livre qui m’a donné du bonheur. Il porte sur un écrivain qui a illuminé ma jeunesse et que j’aimerai toujours. Et puis, Barbara Rivard rend bien compte de sa lecture, sensible, intelligente, de l’œuvre littéraire et picturale de Michaux.» (Jacques Brault)

«Quinze ans me séparent du moment où j’ai écrit L’homme froissé, de longues, interminables années d’immobilité où je me suis livrée moi-même en pâture à «l’infini turbulent». Je crois aujourd’hui que si je n’ai pas sombré définitivement, que si un jour j’ai pu trouver un chemin de traverse dans l’épreuve, c’est en partie parce que l’œuvre d’Henri Michaux m’avait transmis non un savoir mais un pouvoir de métamorphose, qu’elle m’avait enseigné une grammaire et une gymnastique de l’être dans l’espace intérieur et extérieur, familier et inconnu, fini et infini, réel et imaginé.»
(Barbara Rivard)


Barbara Rivard
L’HOMME FROISSÉ, Écriture et peinture chez Henri Michaux
19,95$


 
Elle disait «À chaque chaudron son couvercle» et elle savait l’importance d’un couvercle bien ajusté. Elle disait même «Qui choisit prend pire», pour bien marquer qu’on ne doit en aucun cas contrer le destin, qui de toute façon aura raison. Elle n’avait pas lu Claudel, mais elle savait que le destin, comme Dieu – c’était peut-être pareil –, écrit droit avec des lignes courbes.

Jean Cléo Godin a enseigné la littérature à l’Université de Montréal de 1966 à 1999. Il a entre autres cosigné trois ouvrages sur le théâtre québécois et dirigé l’édition critique des œuvres d’Alain Grandbois dans la «Bibliothèque du Nouveau Monde», publiée aux Presses de l’Université de Montréal.

Jean Cléo Godin
LE DESTIN D’ANASTASIE
récit





Qu’ont en commun Brigitte Bardot, Wajdi Mouawad et le colonel Khadafi? Ils écrivent des lettres. Comme Tintin ou Jacques Demers, ils sont la preuve que l’art épistolaire existe toujours, même au temps du courriel, de Facebook et de Twitter.
Dans Écrire au pape et au Père Noël, Benoît Melançon s’est amusé à rassembler des curiosités épistolaires d’hier et d’aujourd’hui. Il a mesuré les effets des retards épistolaires. Il a comparé les mérites respectifs des bouteilles à la mer et des objets envoyés par pigeon voyageur. Il a respiré les parfums épistolaires, avant et après l’apparition du pourriel et des chaînes de lettres. Il a chanté quelques airs venus de la correspondance. Les lettres de recommandation et la poste d’outre-tombe n’ont plus de secret pour lui. Il a voulu déchiffrer le langage des timbres-poste. Et, bien sûr, il s’est demandé comment on s’adresse au pape, au Père Noël ou à un serial killer: on ne sait jamais, ça peut toujours servir.

Benoît Melançon enseigne à l’Université de Montréal. Il a publié plusieurs livres sur l’écriture épistolaire, notamment Diderot épistolier. Contribution à une poétique de la lettre familière au XVIIIe siècle (1996) et Sevigne@Internet. Remarques sur le courrier électronique et la lettre (1996 et 2011). Il a été élu à la Société royale du Canada en 2008.

Benoît Melançon
ÉCRIRE AU PAPE ET AU PÈRE NOËL, Cabinet de curiosités épistolaires 













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Changement d'heure



Attention! L'heure de la rencontre avec les auteurs des éditions Mémoire d'encrier a été modifiée. C'est donc demain, le mercredi 16 novembre à partir de 17h que vous pourrez venir rencontrer et entendre ces auteurs.







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Rencontre avec Jorgen Leth

Dans le cadre des Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal
Mardi 15 novembre, à 19h, à la librairie.

Jørgen Leth (The Perfect Human, The Five Obstructions), illustre réalisateur au rayonnement international, est également l’une des figures de proue de la poésie moderne du Danemark. Pour la toute première fois, un recueil important de poèmes de Leth vient de paraître en anglais. Trivial Everyday Things révèle l’étonnante intertextualité de l’œuvre cinématographique et poétique de Leth. Regardez un poème, lisez un film! Les RIDM et BookThug s’unissent pour présenter une lecture en exclusivité avec Jørgen Leth et son traducteur, Martin Aitken.
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November 15th, 19:00, at Le Port de tête.
Celebrated international filmmaker Jørgen Leth (The Perfect Human, The Five Obstructions) is also one of Denmark’s leading modern poets. For the first time, a major selection of Leth’s poetry now appears in English. Trivial Everyday Things reveals the astonishing intertextuality of Leth’s work in film and poetry. Watch the poem. Read the film. RIDM and BookThug join forces to present this exclusive reading with Jørgen Leth and his translator, Martin Aitken.




Rencontre avec Mémoire d'encrier

Le mercredi 16 novembre, dès 17h, Rodney Saint-Eloy présentera et s'entretiendra avec quatre auteurs haïtiens des éditions Mémoire d'encrier, Gary Victor, Makenzy Orcel, Michel Soukar et Yara El-Ghadban.




Soro, de Gary Victor

Les latrines, de Makenzy Orcel

Cora Geffrard, de Michel Soukar

et

L'ombre de l'olivier, de Yara El-Ghadban





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Malcolm Goldstein


Le dimanche 13 novembre à 19h, ne manquez pas une occasion unique d'entendre le grand violoniste Malcolm Goldstein qui improvisera une pièce en hommage à Samuel Beckett.


Entrée libre, venez nombreux!





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Lancement du Quartanier


C'est avec plaisir que nous vous invitons au lancement de trois livres récents du Quartanier. L'événement aura lieu au Port de tête le lundi 14 novembre, de 17h à 20h.

Venez fêter avec nous la réédition du roman Chant pour enfants morts, de PATRICK BRISEBOIS. Cette réédition au Quartanier fait suite à celle de Trépanés au printemps passé; tous deux ont été publiés à l'origine à l'Effet pourpre, comme Que jeunesse trépasse, son premier roman, qui reparaîtra lui aussi au Quartanier, à l'automne 2012.

Ce lundi 14, ce sera aussi l'occasion de lancer deux ouvrages de la collection Erres Essais, De Bartleby aux écrivains négatifs, de PATRICK TILLARD (finaliste aux Prix du Gouverneur général 2011) et Les fictions hypermédiatiques, de RENÉE BOURASSA.



> CHANT POUR ENFANTS MORTS, de Patrick Brisebois
roman, coll. Série QR, 182 p. (Édition revue par l'auteur et augmentée de plusieurs chapitres inédits.)

> DE BARTLEBY AUX ÉCRIVAINS NÉGATIFS — une approche de la négation, de Patrick Tillard, coll. Erres Essais, 476 p.

> LES FICTIONS HYPERMÉDIATIQUES : MONDES FICTIONNELS ET ESPACES LUDIQUES — des arts de mémoire au cyberespace, de Renée Bourassa, coll. Erres Essais, 338 p.

Lancement d'ACTION POÉTIQUE, dossier Québec

Chers(ères) collaborateurs (trices) du numéro 205 d'ACTION POÉTIQUE,
Chers ami(e)s de la poésie,

Il me fait plaisir de vous convier à célébrer la sortie du numéro 205 de la revue ACTION POÉTIQUE dans lequel figure un court dossier sur le QUÉBEC, le jeudi 10 novembre à 18h, à la librairie LE PORT DE TÊTE, 262, av. du Mont-Royal Est.

Henri Deluy, toujours curieux et intéressé par l'émergence des nouvelles voix poétiques au Québec, a demandé à Martine Audet de choisir quelques nouveaux talents qu'elle souhaitait présenter au public des lecteurs de la revue.

Conséquemment, Marie-Josée Charest, Marc-Antoine K. Phaneuf, Geneviève Morin et Marie-Pierre Sirois nous ont offert dans les pages de cette nouvelle livraison de la revue quelques-uns de leurs textes.

Pierre Ouellet, infatigable constructeur de ponts d'amitié littéraire outre atlantique, ouvre le dossier en nous présentant le dernier poème écrit par Michel van Schendel tout en nous parlant de l'importance de son oeuvre.

Contacté par Martine Audet pour rédiger la présentation du dossier qu'elle avait préparé,
j'ai rapidement, après l'avoir remerciée de sa confiance à mon égard, vêtu les habits du préfacier. Je me suis tout de suite senti autorisé à esquisser un portrait du dynamisme poétique actuel au Québec.

L'équipe de la revue vous invite donc à venir échanger avec les collaborateurs(trices) présents et à partager avec eux les agapes de tout bon lancement fraternel.

Au plaisir de vous y rencontrer !

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Bertrand Laverdure

L'amour au cinéma, d'Éveline Mailhot

Le vendredi 11 novembre, dès 17h30, aura lieu le lancement de L'amour au cinéma, publié chez Les Allusifs.


L’amour au cinéma est un recueil de nouvelles explorant diverses facettes de l’intimité et du sentiment amoureux. Surtout réalistes, parfois fantaisistes, les récits mettent en scène des personnages d’hommes et de femmes à l’origine et au parcours différents, mais tous à la recherche d’ampleur dans leur vie. Toujours empreintes d’humour, sans être anecdotiques, ces nouvelles racontent les aventures de personnages ordinaires, imparfaits, mais attachants, qui sont transformés par des rencontres ou bouleversés par des événements troublants. À travers elles, ils font face à leurs désirs et leurs insécurités, dans un mélange fascinant de refoulement et de lucidité.

Dans une époque contemporaine plutôt sombre et marquée de cynisme, les histoires de ces personnages offrent un éclairage sur l’ambiguïté constante des sentiments. Elles s’intéressent à ce qui nous fait agir, en révélant avec dérision, notre difficulté à nous connaître nous-mêmes et à accepter l’intimité avec les autres. Dans un style qui oscille entre ce qui est dit et ce qui est suggéré, l’auteure cherche à représenter comment l’intimité des relations familiales ou amoureuses, forcée par l’histoire commune, peut être tissée de non-dits, de frustrations et d’amour.

Aparté, arts vivants: recherche et création

Mercredi le 9 novembre à la librairie, dès 17h30, aura lieyu le lancement de la revue Aparté.


Dossier | «Débordements : pratiques en périphérie de la scène»
Venez nous rencontrer, échanger sur le projet et découvrir cette nouvelle publication dans une ambiance festive et colorée ! 

C’est au terme d’un long processus d’expérimentations, d’apprentissages et de réflexions que le premier numéro d’aparté voit le jour. Il nous semblait nécessaire de donner un espace alternatif à la fois critique et créatif, adapté aux pratiques actuelles dans le domaine des arts vivants. Ce projet de revue signifie pour nous : un lieu où la recherche et la création se côtoient, où de nouvelles voix se font entendre, où la réflexion sur les arts de la scène déborde des limites disciplinaires. Aparté se veut un espace d’ouverture, explorant le travail en cours de création, le commentaire en construction et favorisant toujours les réflexions singulières. 

Dans ce premier numéro, il s’agit de présenter des pratiques qui débordent de la scène traditionnelle. En effet, les œuvres d’un certain nombre d’artistes prennent aujourd’hui des formes improbables, qui les rendent parfois difficilement perceptibles dans la sphère publique. Que veut dire cette volonté de se dissoudre hors des circuits de diffusion traditionnels? Qu’est-ce qu’indique cette sortie indéniable des cadres conventionnels de la représentation? Comment et pourquoi ces pratiques, tantôt près de la performance, tantôt oscillant plutôt du côté de l’intervention ou de l’installation, en sont-elles venues à investir l’espace domestique ? Voilà certaines questions qui traversent les textes de ce premier numéro, qui se situe au confluent du théâtre, de la danse et des arts visuels. 

 L’une des visées de la revue est d’être porteuse d’un discours critique en résonance avec le milieu culturel et capable de présenter une variété de postures. Aparté cherche à inscrire le geste créateur dans le temps et l’histoire, en mettant de l’avant les traces qu’il laisse dans la mémoire et sur le territoire, pour que l’on n’oublie jamais à quel point l’art est vivant. Parce qu’occuper la scène — qu’elle soit bien définie comme au théâtre ou encore ouverte comme la rue ou la ville — est une question politique. Aparté veut contribuer à la construction d’une mémoire culturelle forte et diversifiée en accordant toute son attention à des artistes et à des œuvres en périphérie de l’institution, et de ce fait participer à leur légitimation et à leur reconnaissance.

Collaborateurs :
Philippe Couture / Gaëlyodaian Lefebvre / Étienne Lepage / Emmanuelle Sirois /  Ivan Bielinski ( IVY) / Véronique Hudon / Mélanie Binette / Léna Massiani / Patrice Loubier / Claire Dehove - WOS agence des hypothèses /Catherine Lalonde /  Milena Buziak / Jean-Michel Chaumont /  Karina Bleau / Catherine Girardin / Marie-Christine Busque / Sebastian Samur

L'Hexagone

Martin Balthazar et l'Hexagone sont heureux de vous convier au lancement des dernières parutions de Jean-François Bernier, Michel Gay, France Théoret et Christine Palmiéri le lundi 7 novembre prochain à partir de 18 heures.


Le roman de la réalité, de Michel Gay
Que disent les mots au sujet de la réalité ? Et que révèle la réalité à travers les mots ? En un va-et-vient incessant entre le dehors et le dedans de la pensée, l’auteur fouille dans ce recueil les multiples facettes des paysages amoureux qu’il parcourt.Solitude, mystère, ruines, beauté : le regard se porte d’un point à un autre, dans d’innombrables directions, pour découvrir chaque fois d’étonnantes géographies sur lesquelles plane l’ombre de la mélancolie.

Un livre rempli de doute, d’impatience et de tendresse.

Bloody Mary, de France Théoret
Bloody Mary n’est pas une anthologie, mais bien un recueil des livres de France Théorêt jusqu’en 1992 : Bloody Mary, Vertiges, Nécessairement putain, auquel s’est ajouté Étrangeté, l’étreinte, ainsi qu’une nouvelle préface. Son écriture féministe, engagée socialement ose dire cette « dissociation mentale », comme l’écrit Pierre Nepveu en 1991, entre « la vraie loi du milieu et la vie intérieure ». L’écriture exaspérée de la poète ici ne se gêne pas pour dénoncer les rôles fossilisés de la mère et du père : l’un comme l’autre présents et absents à la fois, fi gures de la Loi et de la répression, abandonnant l’enfant au langage qui la terrifie.

Livre phare, Bloody Mary a marqué, depuis sa sortie en 1977, plus d’une génération de femmes et d’écrivains. Cette toute nouvelle édition, dans une nouvelle maquette Typo, revue et augmentée, contient Vertiges (1979), Nécessairement putain (1980) et Étrangeté, l’étreinte (1992).

Ce recueil des premiers publications de la poète saura toucher quiconque s’intéresse d’abord à la poésie, et à la réfl exion féministe.

Six mille et deux nuit sous le ciel d'Orient, de Christine Palmiéri
Ce livre de Christine Palmiéri surprend par la diversité des voix qu'on y entend. Son écriture chaude donne à sentir les éclats du soleil et les lueurs d'une nuit étoilée. Sa parole sinueuse s'apparente aux arabesques des architectures mauresques mais correspond surtout à la parole des soufi s, à leurs chants, à leurs complaintes saccadées et sans fin, aux refrains récurrents. Elle permet à sa mémoire de réactualiser le passé, non pas par nostalgie, l'oeil néanmoins rivé sur un état d'enfance toujours présent, temps perdu qui ouvre sur un avenir retrouvé, réinventé où lieux et époques se chevauchent allègrement.

Elle traverse la vie quotidienne pour aller au-delà, n'hésitant pas à mettre les mots les plus fabuleux sur les images d'un monde où le merveilleux voisine avec le réel le plus rugueux. L'imagination prémonitoire de son installation au Québec croise des réfl exions sur les notions d'exil et d'appartenance à des terres partagées par plusieurs cultures : complexité de la situation politique du nord de l'Afrique pendant les années 1950-1980, moeurs religieuses, civiles, et débuts de la colonisation à travers diff érents récits oraux.

Et c'est « sous l'aile du muezzin » qu'elle en ponctue les traces.

Le dormeur accompagné de son ombre blanche, de Jean-François Bernier
Ce livre de Jean-François Bernier crée un univers qui serait la réalisation d'une mythologie personnelle et, à la fois, l'expression d'une vérité difficile ou lointaine. Par le jeu structuré de ses images, l'écriture, ici s'apparente au monde des rêves, mais elle s'affaire aussi à composer une sorte de mémoire inventée qui constitue peut-être la réalité littéraire elle-même.

C'est avec une certaine retenue que le poète traduit le monde : cela donne à l'ensemble des textes une force singulière. Chacun des vers peut-être pris isolément, cependant le poème nous conduit vers des espaces où ce dormeur s'éveille et se voit dormir.

Sa langue extrêmement cidelé justifie une lecture lente, ô combien heureuse et féconde.

Rencontre avec Victor-Lévy Beaulieu


Le mardi 8 novembre, à 18h,  Victor-Lévy Beaulieu sera à la librairie pour une discussion avec ses lecteurs.

Ne manquez pas l'occasion d'entendre et de rencontrer l'un des plus grands écrivains du Québec. 

Auteur de nombreux romans, de pièces de théâtre et d’essais, Victor-Lévy Beaulieu a écrit aussi des textes pour la radio et la télévision. Il a reçu de nombreux prix, dont le Prix du Gouverneur général en 1974, pour Don Quichotte de la démanche, et les prix Duvernay et Arthur-Buies pour l’ensemble de son œuvre. En 2001, le prix Athanase-David venait couronner sa carrière littéraire.

« Quel homme, ce Beaulieu ! Quand il se retrouve les pieds dans la boue et la tête au ciel, comme dans ce livre sur Joyce, il devient facilement l’égal de Faulkner. Personne ne peut faire face à cet ogre qui se terre au fond du Québec. » Dany Laferrière, La Presse.

Rencontre avec David Vann


Lauréat du prix Médicis étranger 2010 pour Sukkwan Island, David Vann revient en force avec Désolations, un deuxième roman sombre et magnifique sur la solitude et les rapports amoureux, encore une fois avec un Alaska démystifié en toile de fond.

À l'occasion de son passage à Montréal, une rencontre avec le public aura lieu le dimanche 6 novembre à 18h30 à la librairie
(attention, n'oubliez pas que c'est ce jour-là que l'on passe à l'heure d'hiver!)


Les 48h de la bande dessinée de Montréal

Les 48 heures de la bande dessinée de Montréal 2011 - illustration de Vincent Giard et David Turgeon

Lancement du journal 48

Le samedi 5 novembre à partir de 18 h à la librairie, aura lieu le lancement du journal 48, avec une exposition des œuvres d’Alice Lorenzi.  On y lancera aussi, entre autres, les livres et zines suivants:
Un moment privé, carnet de dessins d’Alice Lorenzi
Comme les grands
, le premier livre de Sophie Bédard
Alphagraph #1, la suite des aventures de Jérôme, par Nylso et Marie Saur
des mini-zines de Julie Delporte
les rééditions du Bestiaire des fruits de Zviane et de
Philadelphie de François Samson-Dunlop
et À Chier, fac-similé d’un classique anonyme…

Le site de l'évenement, avec la liste des auteurs participants: http://www.48h.aencre.org/

Wigrum











Le jeudi 3 novembre, à partir de 17h30, les éditions de La Peuplade lanceront le roman de Daniel Canty, Wigrum.


Fin octobre 1944. Sebastian Wigrum s’éclipse de son domicile londonien. Personnage fuyant, voyageur des miroirs et des points de fuite, vivant à la frontière embrouillée de la fiction et des faits, il est une de ces figures d’exception douées du pouvoir de se dissimuler sous nos yeux.

Nous savons peu de choses sur lui, sinon qu’il a été curieux du monde entier, peut-être déçu par l’amour. Son héritage, pourtant, est le nôtre : celui pour qui vivre signifia collectionner a laissé dans son sillage une centaine d’objets qui éclairent de leur lumière incertaine l’histoire de notre temps.

Ce livre dresse l’inventaire doux-amer de la succession de Wigrum. Roman combinatoire, vertigineux échafaudage d’érudition et d’inconnaissance, Wigrum existe en équilibre instable entre l’univers des récits et celui où se déroule la vie des lecteurs. Ceux qui s’y risqueront véritablement n’obéiront plus qu’à ce mot d’ordre : si je peux croire à toutes les histoires qui me sont contées, vous en êtes aussi capables.

Daniel Canty est écrivain, réalisateur, éditeur, commissaire et traducteur. Il réalise des livres, des films et des interfaces narratives pour le Web et l’interaction publique.