Lancement de ''Cerveau, hormones et sexe''

Les éditions du Remue-ménage sont heureuses de vous inviter au lancement du livre Cerveau, hormone set sexe: des différences en question, ce vendredi 2 novembre, de 17 à 19h.



Cerveau, hormones et sexe: des différences en question
sous la direction de Louise Cossette

Les différences psychologiques entre les sexes suscitent un intérêt considérable, tant dans les milieux de la recherche que dans les médias. On ne compte plus le nombre de publications scientifiques, d’ouvrages de vulgarisation ou de reportages consacrés à ces questions. Pourtant, une large part de l’information diffusée tient davantage du préjugé, du parti pris idéologique, que d’une démarche scientifique rigoureuse. Les femmes seraient ainsi plus douces, mieux disposées à prendre soin des autres, incapables de lire une carte routière, alors que les hommes seraient bons en maths, compétitifs, plus agressifs. Comment expliquer la persistance de tels mythes aujourd’hui encore ?

C’est de ce constat, et d’un certain sentiment d’exaspération, qu’est né le présent ouvrage. Il réunit des chercheures de différentes disciplines : neurobiologie, psychologie, sociologie, science politique. S’appuyant, notamment, sur les données les plus récentes en neurosciences et en psychologie comparée des sexes, ces dernières proposent une synthèse des connaissances actuelles et une réflexion sur la différenciation psychologique des sexes, sur l’orientation sexuelle et sur les notions de sexe et de genre inspirée des textes d’auteures féministes.

Il ne s’agit plus de savoir si le cerveau a un sexe, mais si cette question est pertinente et, surtout, pour qui ?

Des textes de Line Chamberland, professeure au département de sexologie de l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM ; Louise Cossette, professeure au département de psychologie de l’UQAM et membre de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQAM ; Chantal Maillé, professeure à l’Institut Simone de Beauvoir à l’Université Concordia et Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur de Paris.

Sociologue de formation, Line Chamberland a réalisé plusieurs études sur les discriminations envers les minorités sexuelles dans divers contextes de vie : écoles, milieu de travail, services sociaux et de santé.
Elle s’est aussi intéressée à l’histoire des lesbiennes au Québec de même qu’à la situation des lesbiennes âgées. Militante lesbienne et féministe de longue date, elle s’est investie dans le développement de l’enseignement et des recherches en études gaies et lesbiennes à l’UQAM, où elle a enseigné le cours «Homosexualité et société» pendant plusieurs années. Elle est professeure au département de sexologie et, depuis novembre 2011, titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie, mise sur pied dans le cadre du plan d’action de la Politique québécoise de lutte contre l’homophobie.


Louise Cossette est professeure au département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) où elle enseigne depuis de nombreuses années un cours de psychologie comparée des sexes. Outre ses travaux de recherche sur la différenciation psychologique des sexes et sur les processus de socialisation des filles et des garçons, elle s’est intéressée au cours des dernières années à divers aspects de la psychologie du développement humain, notamment au développement social et affectif du jeune enfant et aux enfants de l’adoption internationale. Elle est l’auteure de nombreuses publications et communications dans ces domaines. Elle a enfin milité pendant des années dans des groupes féministes et est membre de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQAM.

Chantal Maillé enseigne les Women’s Studies à l’Université Concordia (Montréal) depuis 1989. Elle a été directrice de l’Institut Simone de Beauvoir de 1995 à 1999 et de 2008 à 2009, présidente de l’Association canadienne des études sur les femmes de 1997 à 1998 et vice-présidente du Conseil du statut de la femme entre 1999 et 2003. Elle est rédactrice en chef de la Revue internationale d’études canadiennes. Ses travaux de recherche sur les politiques féministes et les mouvements de femmes sont au confluent de plusieurs influences disciplinaires. Ses travaux les plus récents ont porté sur les féminismes transnationaux et les théories postcoloniales. Elle est membre du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité (CRIDAQ) et collaboratrice au Réseau québécois en études féministes (RéQEF).

Catherine Vidal est neurobiologiste, titulaire d’un doctorat d’État en neurophysiologie (Université Paris 6) et directrice de recherche à l’Institut Pasteur de Paris. Ses recherches actuelles concernent la mort neuronale dans la maladie de Creuzfeld-Jacob et les infections par les prions. Elle se consacre également à la diffusion du savoir scientifique à travers des publications, des conférences et des interventions dans les médias. Son intérêt porte sur les rapports entre science et société, concernant en particulier le déterminisme en biologie, le
cerveau et le sexe. Elle a publié notamment Cerveau, sexe et pouvoir (Belin, 2005), Hommes, femmes : avons-nous le même cerveau ? (Le Pommier, 2007) et Les filles ont-elles un cerveau fait pour les maths ? (Le Pommier, 2012).

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