Dialogues fantasques



Le mercredi 29 novembre à partir de 17h, les éditions Prise de parole présenteront le livre de Louis-Patrick Leroux, Dialogues fantasques pour causeurs éperdus.




Dans Dialogues fantasques pour causeurs éperdus, une relation curieusement complexe se donne en spectacle. Celle de deux êtres interdépendants mais qui ne peuvent se l'admettre, et qui, pourtant, recherchent la vérité, l'authenticité, la simplicité. Celles-ci leur échappent alors qu'ils se remémorent une vingtaine d'années passées ensemble. Jusqu'où leur faudra-t-il reculer pour qu'une parole franche et soutenue surgisse?

Leur histoire se délie dans une série de douze tableaux, des scènes « jouées » et des scènes dites « vraies ». Dialogues fantasques n'est pas pour autant tout à fait du théâtre, ni une collection de récits. Outre le théâtre, certains textes sont issus du cinéma, d'autres de la description littéraire, du journal intime et des prolégomènes à l'installation. Du théâtre comme l'auteur le revendique : « nouveau, libre des anciennes contraintes identitaires et tourné vers l'avenir » Voix plurielles, 9.1 2012

Créés en partie dans le cadre d'une résidence artistique au centre de recherche-création Matralab à Montréal, Dialogues fantasques pour causeurs éperdus est également un essai sur le processus créateur.

Le livre se distingue par sa factuelle visuelle et matérielle grâce à un travail de design typographique signé Nathalie Dumont.





Auteur

Louis Patrick Leroux

Louis Patrick Leroux enseigne la création littéraire et la littérature aux départements d’anglais et d’études françaises de l’Université Concordia à Montréal. Il est diplômé de l’Université d’Ottawa, de l’École des HEC de Montréal et docteur en théâtre de la Sorbonne nouvelle. Auteur de théâtre et metteur en scène, il a fondé le Théâtre la Catapulte d’Ottawa, qu’il a dirigé au cours des années 1990. Certains de ses Dialogues fantasques pour causeurs éperdus ont été créés dans le cadre d’une résidence artistique au centre de recherche-création Matralab à Montréal. Il dirige actuellement Resonance Lab, un laboratoire de recherche-création affilié à l’Institut Hexagramme de l’Université Concordia.

Quand l'image s'écrit




La librairie accueillera Josée Leclerc pour le lancement de son livre Quand l'image s'écrit, paru aux éditions Liber, le vendredi 30 novembre à partir de 17h30.


« Il n’est pas rare d’éprouver devant une oeuvre d’art un bouleversement inexpliqué, une émotion troublante, un saisissement aussi soudain que fugitif. Autant pour l’artiste qui crée une oeuvre que pour le spectateur qui la regarde, l’art “fait effet”. Or, si l’effet est indéniable, son origine résiste souvent à la compréhension de qui le subit. L’artiste sait rarement pourquoi tel motif advient ou s’impose telle couleur, pourquoi le dessin ou la peinture requiert telle ligne, telle forme ou telle direction, ni selon quelles voies il a su les rendre vivantes. Face à ce que l’oeuvre aura exigé, il sera souvent le plus surpris.
Être touché, affecté, atteint par la puissance figurale de l’art, que peuvent nous dire les artistes eux-mêmes à ce sujet ? Voilà la question qui guide cet ouvrage inscrit dans la convergence de l’art et de la psychanalyse.
Les vingt-deux textes ou extraits de textes considérés ici, dans lesquels l’artiste témoigne d’évènements ou d’avènements créatifs décisifs, intimement liés à sa pratique artistique, servent d’assise et d’inspiration à une réflexion tout entière portée par l’atteinte de l’art. Nous espérons ainsi non pas tant expliquer le phénomène de l’atteinte, mais plutôt rendre sensible, par la voix d’artistes écrivant, à cette forme particulière d’expérience. » (J. L.)

Josée Leclerc enseigne au département des arts-thérapies de l’université Concordia
(Montréal). Elle exerce en cabinet privé à titre de psychothérapeute psychanalytique.
À l’interface de l’art et de la psychanalyse, ses travaux portent sur la fonction
épistémologique de l’image. Outre de nombreux articles sur ce thème, elle a publié
Art et psychanalyse. Pour une pensée de l’atteinte (XYZ, 2004).

Soirée Louise Warren



Le vendredi 23 novembre, la librairie accueillera Louise Warren pour la parution de son livre Apparitions, inventaire de l'atelier, aux éditions Nota Bene, ainsi que la revue Contre jour et son plus récent numéro, consacré à madame Warren.




Le numéro 28 des Cahiers littéraires Contre jour présente, sous le titre « Louise Warren. De l'attachement », des textes d'Étienne Beauleu, Nicolas Lévesque, Karen McPherson, David Dorais, Martine Audet, Stéphanie Ferrat, Dany Laferrière, Silvia Pratt et Pierre Ouellet. Illustré de reproductions d'œuvres de Stéphanie Ferrat.

À son œuvre de poète, Louise Warren a donné un important prolongement dans le monde de l’essai. Une fois complétée la trilogie des Archives, elle aborde l’univers de la création sous un angle original dans Attachements. Observation d’une bibliothèque. Tel est l’objectif constant de cette entreprise : renouveler les formes, au plus profond. Et, loin de tout formalisme, donner un sens personnel aux mots et aux objets, en prise directe sur les mutations de l’écriture et de la matière. Le parcours poétique en témoigne jusqu’à Une pierre sur une pierre, long poème extrêmement dense mais d’une ouverture infinie. Alors que vient de paraître un recueil ample et multiple, Anthologie du présent, il est temps de proposer des regards neufs sur une poésie unique par sa constance dans l’interrogation de l’instant et la recherche de la forme juste. De même, la publication récente de Apparitions. Inventaire de l’atelier ajoute un lieu où on peut observer comment les essais de Louise Warren, en déroulant et en fragmentant le fil de la pensée, résistent aux catégories, accueillent les figures et les genres qui conviennent à leur projet, pratiquant une hybridation à la fois savante et discrète. Dans cet atelier ouvert se développent une réflexion libre sur l’expérience poétique et une exploration transparente du processus créateur, soutenue par les traces vivantes de nombreuses collaborations avec des artistes, particulièrement en arts visuels. Pour décrire cette pratique et cette voix, la traductrice Karen McPherson propose la formule « écriture de l’accompagnement ». On pourrait dire aussi écriture de l’attachement, ce qui conduirait à reconnaître, à partir de cette œuvre, une pratique et une définition particulières de la littérature de l’intime, toujours ouverte sur l’autre et sur le monde.









Soirée Éphémère


Le collectif ÉPHÉMÈRE Éditions Itinérantes présente Aux alentours de PREMIÈRE SAISON, poésie et installations sonores, en formule 5 à 7, le mardi 20 Novembre 2012, à la Librairie Le Port de Tête. À partir du recueil poétique PREMIÈRE SAISON paru en 2010, le collectif a opéré une traduction/translation de celui-ci, du monde de l’écrit et de l’image, en un univers sonore. Une ambiance intimiste. Textures et paroles murmurées à l’oreille par des porte-voix de papier.

PREMIÈRE SAISON est un recueil poétique de type livre d’artiste à tirage limité dans lequel figurent des gravures originales. Des exemplaires seront disponibles et en vente lors de cette soirée.

Nous tenons à remercier Guillaume Regaudie pour sa grande générosité d’avoir mis en voix les poèmes de ce recueil.


Fondé en 2010 à Québec, le collectif ÉPHÉMÈRE Éditions Itinérantes est composé de Sandrine Briand et Francys Chenier, tous deux titulaires d’un Baccalauréat en art visuel et médiatique de l’Université Laval. Dans cette même année, le duo est récipiendaire d’une bourse de soutien à la diffusion de projet de la relève remise par Première Ovation. En 2012, le collectif présentera, entre autres, son travail à Expozine 2012 ainsi qu’à la Librairie Le Port de Tête. Aujourd’hui, le collectif vit et travaille à  Montréal. L’un poursuit des études en gestion d’organismes culturels au HEC Montréal et l’autre une maîtrise interdisciplinaire en art à l’Université Laval.

Le collectif ÉPHÉMÈRE Éditions Itinérantes pratique l’édition, l’art infiltrant et relationnel dans une redéfinition et appropriation du rôle de l’éditeur et de sa maison.


INFORMATION:
ephemere.editions.itinerantes@hotmail.com
http://ephemere-editions-itinerantes.blogspot.com
www.facebook.com/ephemere.editionsitinerantes


L'Instant même








Le lundi 5 novembre à 17 h aura lieu le lancement de Un, le texte de la pièce de théâtre de Mani Soleymanlou
L'événement, ouvert à tous, se tiendra à la Libraire Le Port de tête, 262, avenue du Mont-Royal Est à Montréal (tél. : 514-678-9566).
Diplômé de l'École nationale de théâtre du Canada en 2008, Mani Soleymanlou est également le fondateur et directeur de la compagnie Orange Noyée. La pièce Un, qu'il écrit, met en scène et interprète, sera jouée au théâtre La Chapelle du 13 novembre au 1er décembre 2012.






Pièce sur l'exil, l'exil comme une déchirure, Un est un monologue autobiographique dans lequel le personnage raconte son Iran perdu. Parti enfant de Téhéran, il passe par Paris, Toronto, Ottawa, puis Montréal. Partout il sera l'autre, celui qui ne ressemble pas à la majorité, celui qu'on oblige à se définir. Lui se dit Iranien, mais l'est-il réellement ? L'origine, la langue, les traditions partagées suffisent-elles pour s'identifier à un peuple ? Qu'a-t-il en commun avec les Iraniens de son âge qui se battent pour leur liberté, pour leur pays, pour leur vie ? Aujourd'hui, à Montréal, il tente de retrouver son unicité. 
Mani Soleymanlou nous offre ici un texte vibrant sur l'identité et la mémoire, sur l'oubli et la perte de soi.




Un, Mani Soleymanlou, Québec, L'instant même, « L'instant scène », 2012, 62 pages, avec des illustrations de l'auteur.




Triple lancement de l'Héxagone

Le mardi 6 novembre, à partir de de 17h30, les éditions de L'Héxagone présenteront leurs nouveautés automnales :


Acquiescer au désordre, de Geneviève Boudreau


Ce premier livre de Geneviève Boudreau est habité par la mer, la villeet l'archipel, mais aussi par les ombres que l'on porte et le désordre d'une vie sans contours. L'auteure nous invite à faire une lecture intime du monde. Il s'agit d'un parcours entre soi et les images de soi.
À travers cette cartographie, c'est un motif de soi-même que l'on dessine. L'écriture devient ce lieu où se concilient les contraires ; apparaissent alors la beauté et la précarité de l'existence, comme si l'une et l'autre étaient synonymes.



Née aux Îles de la Madeleine, Geneviève Boudreau vit à Québec. Elle détient une maîtrise en études littéraires sur la poésie de Saint-Denys Garneau. Ses textes ont été finalistes aux prix littéraires Radio-Canada. Elle enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy. Acquiescer au désordre est son premier recueil.








Vocation de la perte, de François Charron









Du Pain dans les joues, de Louise Marois 


L'écriture onirique de Louise Marois explose dans cette prose poétique racontant l'histoire de deux femmes qui achètent une maison. Est-elle réelle ou hallucinée, cette Baraque, traversée de fantômes et de mal-aimés trahis, de solitude et de mensonges ? Yhana et Aimée y cherchaient pourtant la lumière… Cette maison, objet de désir, deviendra miroir mais aussi gouffre où l'une et l'autre s'entredéchireront. Haine et passion s'emballent et s'exacerbent, mais à terme, c'est l'écriture qui préservera et protègera de la folie.






Lancement des éditions La Mèche

La librairie Le port de tête et les éditions La Mèche vous convient au lancement du livre Fous, folles, de Daniel Sylvestre, ainsi que de Terre des cons, de Patrick Nicol, ce jeudi 1er novembre, dès 17h30.








Juin 2013. Un professeur vieillissant ne dort plus : ses jeunes voisins l’énervent  et un événement d’actualité l’intrigue : Alex, un activiste qu’il a connu lors du printemps érable, s’est enchaîné à un bâtiment public. L’insomnie, l’alcool et le remords le forcent à revenir sur les événements et à partir à la rencontre d’une jeunesse perdue, qui est aussi la sienne. 


« Ce roman tire sa source d’une indignation : comment des personnalités publiques, devant une crise, peuvent-elles parler d’une façon si irresponsable? Le printemps érable a déclenché un flot d’informations contradictoires et d’abus. Mon premier mouvement en a été un de colère : j’en ai voulu à ceux qui ont affiché autant de mépris envers les étudiants en grève. Mais après la colère, une question : ne sommes-nous pas tous sujets à la bêtise? Par ce livre, j’essaie de comprendre les effets de ce désordre et me demande à quoi on peut se raccrocher quand la parole et la réflexion n’ont plus de valeur. » 
– Patrick Nicol






La folie a mille visages, et parfois un grain de génie. Fous, folles, c’est la chronique illustrée des bizarreries du quotidien, le portrait de la bêtise croquée sur le vif. incisif, mais toujours tendre, le trait de Sylvestre épingle nos travers, divague jusqu’à la ligne de fuite de la raison et effleure du crayon la nostalgie de l’enfance. Un exorcisme réjouissant du sérieux et du rationnel, inspiré de l’humour absurde de William Steig et de Roland Topor. 

« J’ai toujours aimé les débuts : les esquisses, l’idée captée, faire surgir les images des gens et des lieux que j’observe. Je veux déceler la brèche dans l’ordinaire. Un jour, j’ai dessiné cet homme en pyjama, qui tournait sur lui-même par une journée d’hiver glaciale. Ce premier fou m’a saisi. il était réel, comme les souvenirs qui affleuraient maintenant des petites et grandes folies croisées depuis mon enfance. Mes fous et mes folles sont tous véridiques. Un défi que je me suis imposé pour recréer cette collection personnelle. »
— Daniel Sylvestre